• prix de la jeune création artistique 2019

    Dans le cadre du 60ème anniversaire du Domaine, nous avons créé en coopération avec l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Dijon un prix de la Jeune Création Artistique.


    Ce prix, ouvert aux étudiants et aux jeunes diplômés, a pour objectif de leur donner la possibilité de créer et présenter une oeuvre exprimant, selon leur sensibilité et leurs moyens techniques et artistiques propres, la perception qu'ils ont du territoire de la Bourgogne et de la résonance de son patrimoine immatériel. Reconnu en 2015 par l'Unesco, le patrimoine immatériel des Climats de Bourgogne est aussi source d'inspiration pour les jeunes artistes bourguignons.

    Les projets ont été reçus dans le courant du mois de Mai, et le jury a retenu l'oeuvre d'Amélie Berrodier, « Domaine », comme lauréat du prix de la Jeune Création Artistique.

    Un prix spécial du Jury a été créé pour récompenser l'oeuvre de Julie Grosche, «A possible field of experience ».

    L'ensemble des projets reçus seront exposés dans le cadre des événements liés aux 60 ans du domaine, courant Novembre.


    Amélie Berrodier, Julie Grosche, Erika Povilonyté, Angélique Jacquemoire, Carole Lebon, Andrea Sparta, merci de nous avoir offert une autre vision, passionnante et décalée, du terroir que nous exploitons au quotidien !


    Le jury a réuni :

    Jean Nicolas et Nathalie MEO, Domaine Méo-Camuzet

    Angéline SCHERF, Conservateur en Chef, Fondation Louis Vuitton

    Alicia KNOCK, Conservateur, Centre Pompidou

    Roland de LA BROSSE, Chef d'entreprise, Président d'Adhex, Président d'Interface

    Martine LE GAC, Professeure d'Histoire des Arts, ENSA Dijon

    Amélie Berrodier - Domaine
    Julie Grosche - A possible field of experience
    Amélie Berrodier réalise des films, des photographies et des installations au seuil de l'espace intime. De ses rencontres précipitées par différents protocoles (lettres, porte à porte, attente devant des portes-cochères) elle élabore des portraits en quête d'équilibre entre empathie et distance avec ses modèles. Les gestes du quotidien se prêtent aux jeux de la fiction, se cherchent devant l'attente face caméra entre contrôle de soi et lâcher prise.
    amelieberrodier.com

    "Domaine", l'oeuvre présentée par son auteur
    Cette pièce est une série de sept tableaux vidéo réalisés avec l'équipe du domaine Méo-Camuzet. Chaque séquence qui compose cet ensemble est un plan fixe qui dresse le portrait «figé» d'un des vignerons implantés dans son espace de travail, tout en capturant l'activité qui continue de se dérouler autour, en arrière plan ou en hors champ. Comparable à des scènes de théâtre, dont les espaces du domaine sont les décors, chaque acte est un tableau à lui seul, fonctionnant dans un ensemble plus vaste.
    Les sept portraits ont chacun une durée de 3 min et forment un total de 21 min d'images du
    domaine. Ils sont installés dans l'espace de façon à ce qu'ils puissent être visibles tous en même temps, et font donc l'objet de sept vidéoprojections de grand format. Ainsi, la pluralité des actions du domaine est accessible directement au regard et leur simultanéité se fait comprendre par la possibilité de laisser aller son attention vers l'un ou l'autre tableau présent. L'ensemble a été calculé en vue de représenter la façon dont les employés habitent le site et se partagent les lieux, à la fois chacun dans son rôle et pouvant également apparaître sur le portrait d'un autre. Les espaces sont alors poreux et l'intégralité des images disponibles à la contemplation dresse le portrait du
    domaine et de son activité.
    Les sons présents dans l'installation correspondent aux différents bruits des environnements présentés. En donnant une place importante au silence, je souhaite mettre l'accent sur le rythme lié au travail et sur la répétition des actions qui se veulent musicales et mélodieuses. La superposition de ces sons au sein de l'installation renforce ma volonté de faire du domaine Méo-Camuzet un personnage à part entière, qui nous parle, respire et qui vit.
    Artiste vidéaste, Julie Grosche vit et travaille entre la Bourgogne et New York
    http://juliegrosche.com/

    "A possible field of experience", l'oeuvre présentée par son auteur
    A possible field of experience part d'une observation de l'ordinaire d'un héritage immatériel, liée à différentes préoccupations, différents désirs. C'est un monde qui vibre d'énergies et d'activités. Ce film parle d'une multitude d'expériences qui ont une donnée en commun : La vigne. Il est le reflet d'un village riche de voix multiples ou plusieurs registres se juxtaposent : le folklore, la culture populaire, une voie omnisciente savante, la santé publique, un héritage patrimonial, un éco-feminisme... A possible field of experience devient un discours polyphonique sans coupure entre high et low culture. Le point de vue est celui de l'image en général, celui d'une culture visuelle élargie.
  • 60 ans du domaine, 30 ans de jean-nicolas

    Cette année en 9 sera-t-elle un grand millésime ? Nul ne le sait encore....

    en savoir plus
    Quoiqu'il en soit, ce sera pour nous une année de double anniversaire puisque nous fêtons les 60 ans du domaine dans la famille et les 30 ans d'activité de Jean Nicolas à sa tête.


    Cet anniversaire, nous le plaçons sous le signe de la jeunesse, car que sont 30 ans, et même 60 au regard de l'histoire millénaire de la Bourgogne, une broutille !


    Chaque millésime est un nouveau bébé que l'on regarde grandir et que l'on élève jusqu'à l'âge adulte.


    Tout comme le Premier Roman que nous récompensons chaque année depuis 10 ans au cours du salon Livres en Vignes au Château du Clos de Vougeot


    Tout comme les jeunes stagiaires oenologues et apprentis vinificateurs qui se sont succédé au domaine depuis 1989.


    Tout comme les jeunes artistes bourguignons de l'ENSA Dijon, l'école des Beaux Arts, pour lesquels nous avons créé cette année un Prix de la Jeune Création Artistique pour leur laisser la possibilité d'exprimer leur vision du patrimoine immatériel de la Bourgogne....


    Une grande année pour nous donc, et nous l'espérons, un beau millésime encore en gestation !


  • 2017, retour à la normale en bourgogne

    Une saison plutôt précoce, ce qui rend les vignerons toujours un peu nerveux. Mais sinon, la campagne 2017 a été marquée ... par son absence d'événements extrêmes, une bonne nouvelle, ceux-ci étant généralement synonymes d'ennuis !


    DEROULEMENT DE LA SAISON
    VENDANGES ET VINIFICATION
    ÉLEVAGE ET DÉGUSTATION
    en savoir plus
    Quoiqu'il en soit, ce sera pour nous une année de double anniversaire puisque nous fêtons les 60 ans du domaine dans la famille et les 30 ans d'activité de Jean Nicolas à sa tête.


    Cet anniversaire, nous le plaçons sous le signe de la jeunesse, car que sont 30 ans, et même 60 au regard de l'histoire millénaire de la Bourgogne, une broutille !


    Chaque millésime est un nouveau bébé que l'on regarde grandir et que l'on élève jusqu'à l'âge adulte.


    Tout comme le Premier Roman que nous récompensons chaque année depuis 10 ans au cours du salon Livres en Vignes au Château du Clos de Vougeot


    Tout comme les jeunes stagiaires oenologues et apprentis vinificateurs qui se sont succédé au domaine depuis 1989.


    Tout comme les jeunes artistes bourguignons de l'ENSA Dijon, l'école des Beaux Arts, pour lesquels nous avons créé cette année un Prix de la Jeune Création Artistique pour leur laisser la possibilité d'exprimer leur vision du patrimoine immatériel de la Bourgogne....


    Une grande année pour nous donc, et nous l'espérons, un beau millésime encore en gestation !



    Après un hiver sec et froid, la végétation démarra rapidement, par des températures largement supérieures à la normale en mars et avril. Premier coup de pression sur les équipes car les travaux d'hiver avaient pris du retard ... Et puis la région vécut une grosse émotion avec une alerte au gel, fin avril. L'occasion d'un exercice grandeur nature de protection du vignoble.

    Mais le reste de la saison fut assez calme : un printemps beau et chaud fit craindre des vendanges très précoces. La fleur passa très rapidement en moins d'une semaine tout début juin, pendant un épisode de chaleur précoce. Sûrement une des explications aux excellents rendements constatés à la vendange.
    Une canicule suivit à la fin de ce mois mais finalement des pluies assez abondantes en juillet, qui n'eurent cependant pas de conséquences sur l'intégrité des raisins, ralentirent le rythme. Pendant toute cette période, la pression des maladies fut faible.

    Il était évident toutefois que la nature du millésime allait en se précisant ... en particulier, l'abondance de raisin

    Plusieurs passages furent en effet nécessaires pour réguler une récolte qui semblait enfler après chaque épisode pluvieux, au point dans certains cas, d'en arriver à se demander si l'équipe avait correctement fait son travail ... Après quelques mises au point, il fallut bien se rendre à l'évidence : l'année était abondante et nos interventions, nécessaires, ne pouvaient pas totalement aller à l'encontre des poussées de la nature.


    Finalement, les vendanges commencèrent le 6 septembre, dans des conditions que l'on nous promettait difficiles et qui furent en fait très convenables. 

    Il y eut un jour de pluie mais beaucoup moins arrosé qu'annoncé et la récolte fut au final rentrée dans de bonnes conditions. La surprise fut ailleurs, dans des rendements relativement importants pour certaines parcelles : malgré les vendanges vertes, toutes les vignes touchées par le gel en 2016 compensèrent le manque de récolte de cette année-là et produisirent au delà de ce que nous avions prévu. A contrario, les vignes qui avaient eu une récolte normale en 2016 furent parfois un peu en deçà en 2017, ce qui explique une offre à contre courant de la tendance de l'année pour certaines appellations.


    Les vinifications se passèrent tranquillement. Les premiers jus annonçaient de beaux équilibres à la vendange : une bonne richesse en sucre et des acidités dans les normes. Des raisins très sains et peu de difficultés de fermentation.

    Les vins suivirent un développement normal en cave avec des fermentations malo-lactiques plutôt précoces mais qui ne perturbèrent pas trop les vins. Ils s'en relevèrent bien et surtout, acquirent une belle profondeur dans les mois qui suivirent. Les vins de 2017 au sortir de la vendange 2018 ne paraissaient plus les mêmes que quelques mois auparavant ! Aujourd'hui, les tannins sont mûrs, l'acidité légère, les arômes bien développés, la structure intégrée ... Au final, c'est donc un millésime très abordable que nous pouvons présenter.


    Bien sûr, ce millésime est également plus léger que 2015 ou 2016. Et heureusement ! Que pourrait on boire dans les années qui viennent, sinon ? Ils se livrent bien aujourd'hui et leur équilibre, déjà tout acquis, permet de les déchiffrer aisément. Voilà un millésime gracieux, flatteur, complexe déjà, qui donne l'impression que la Bourgogne, c'est facile : « ah oui, c'est cela le vin de Bourgogne ? Mais c'est très bon et pas du tout hermétique ou difficile, c'est très sensuel, cette combinaison de suavité et de légèreté ! ».


    Pour être encore plus explicite, on peut comparer ces vins à ceux du millésime 2014 (en moins droit et serré) ou à ceux du millésime 2007 (avec un peu plus de chair).

    Ils ont beau ne pas être imposants ou vraiment serrés, leur concentration est tout à fait convenable et il n'y a pas d'inquiétude à avoir sur leur vieillissement. Toutefois, certains offriront un profil complet très rapidement, rendant leur dégustation possible, et même attrayante, dans leur jeunesse.


  • reportage sur le domaine, monopole magazine


    Les 4 saisons au Domaine ...

    https://www.monopole-magazine.com/grand-format/domaine-meo-camuzet/


    Joli article, très belles photos, le tout résume bien l'ambiance au domaine 

  • destination oregon

    DESTINATION OREGON : Nicolas-Jay, the Oregon venture initiated by Jean-Nicolas Méo and his friend Jay Boberg (and supported by the domaine) is now entering a decisive phase with the release of its first wine on April 2nd. Check out the new website at nicolasjay.com
    en savoir plus

    Nicolas-Jay, l'aventure américaine initiée par Jean-Nicolas Méo et son ami Jay Boberg (et soutenue par le domaine) entre dans une phase décisive avec le lancement de son premier vin le 2 avril 2016.


    Nous vous engageons à visiter le site    http://www.nicolas-jay.com


    La saison 2014 en Oregon fut plutôt facile, même si cela cachait évidemment quelques pièges : un temps ensoleillé et chaud, des raisins tout à fait sains, une bonne récolte, une vendange sans accrocs (Bon, c'était une première vendange, ce n'est jamais aussi facile que cela).

    Les vins obtenus furent doux et avenants et dès lors, le défi fut de forger une cuvée possédant finesse, subtilité et structure discrète.

    Désormais mis en bouteilles depuis mi-décembre, nous sommes très fiers de présenter ce vin d'Oregon typique, avec ses arômes de mûres et de confiture de framboise. En bouche, une texture riche et généreuse vous accueille et vous accompagne, pour se terminer par une touche de tannins jeunes, qui aide à maintenir tension et structure jusqu'à la fin.