• reportage sur le domaine, monopole magazine


    Les 4 saisons au Domaine ...

    https://www.monopole-magazine.com/grand-format/domaine-meo-camuzet/


    Joli article, très belles photos, le tout résume bien l'ambiance au domaine 

  • millésime 2016 : des hauts et des bas

    Une année de montagnes russes, éprouvante pour les vignerons mais qui se termine par de très jolis vins. 

    Le printemps fut dévastateur dans beaucoup d'endroits, difficile partout. Mais finalement, cela n'eut pas de conséquences sur la qualité finale : grâce à un été et une fin septembre beaux, les vins sont très mûrs, assez concentrés et possèdent un "je ne sais quoi" d'élégance, de charme et d'âme ...
    Une saison qui restera dans les annales !
    Analyses et Dégustations
    Quantités
    Un bourgeon gelé, fin avril, qui n'a pas repoussé ...
    Marquée dès le mois d'avril par un gel d'une ampleur inédite, Il faut faire appel aux « vieux » pour trouver semblable phénomène : en 1945 peut-être ... l'année commençait donc de manière dramatique. D'autant que la repousse ne laissa pas apparaître de récolte supplémentaire ; même sur les vignes apparemment indemnes, les raisins semblaient avoir souffert.

    Au cours d'un mois de mai particulièrement arrosé, le mildiou fit des ravages. Certaines vignes semblaient "prendre feu", avec des symptômes apparaissant en 48 heures et touchant cette fois, à la différence des années précédentes, principalement les grapes. Le vigneron fut soumis à une pression maximum et se demanda même au mois de juin s'il allait pouvoir contenir encore longtemps la pression des maladies : l'oïdium lui aussi, commençait à pointer le bout de son nez ... qui sait ce qui nous attendait ?

    Et puis un miracle : la pluie cessa presque totalement, juillet fut très beau, août aussi ... Au début, on prit cela comme un répit salutaire, une pause permettant d'éviter un désastre, reposant hommes et matériels. Mais au fur et à mesure qu'un été chaud et sec s'installait, on se posa des questions d'un autre ordre : comment protéger les raisins de la brûlure, est-ce que les vignes ne se trouvaient pas en situation de blocage par manque d'eau, les vendanges seraient elles aussi tardives qu'on le pensait au début ? Lentement, le moral s'améliorait et on se prenait à espérer un millésime d'un autre type, plus chaud.

    La période sèche ne se débloqua que tardivement, fin août, sans que le temps ne change fondamentalement : les températures restèrent chaudes, le temps calme, les précipitations isolées mais parfois abondantes. On les avait désirées et effectivement, les pluies permirent à la maturation de s'accélérer. Mais les raisins grossirent aussi (30 mm d'eau en quelques jours, cela ne pouvait pas être neutre), cela aurait pu être dangereux si un temps maussade s'était installé durablement. Fort heureusement, il n'en fut rien, le beau temps revint et la récolte put se concentrer de nouveau.

    Finalement, les vendanges commencèrent le 26 septembre, dans des conditions idéales de beau temps. Les vendangeurs ramassèrent des raisins très sains pour la plupart. Il y eut quelques épisodes menaçants mais finalement, pas de précipitations significatives et la récolte fut sereine, si tant est que l'on peut employer ce qualificatif pour une vendange ... En tout cas, quel contraste par rapport au début de l'année ! C'est comme si la nature voulait se faire pardonner ... Malgré tout, la récolte des vignes gelées fut éprouvante : le peu qu'il y avait à ramasser était difficile à trouver dans ce feuillage qui avait repoussé en buisson. Beaucoup d'efforts pour pas grand chose.

    On constate de belles maturités, se traduisant par des vins souvent au dessus de 13,5°.

    Les fermentations malo-lactiques se sont bien passées, tranquillement, et ont permis d'effacer le côté légèrement mordant ressenti après les vinifications. Le millésime n'en est pas devenu mou pour autant et les acidités sont très convenables, les pH tournant fréquemment autour de 3,5, ce qui représente un bel équilibre. 

    La belle surprise, c'est la profondeur acquise par ces vins au cours de leur premier été et deuxième automne ... Au delà d'un charme certain, qui se manifeste par une texture caressante et très douce, on détecte également une belle structure. Beaucoup de cuvées ont une jolie longueur, avec une finale épicée, voire minérale, que l'on ne s'attendait pas à trouver dans un millésime si mûr.
    Même si 2016 n'atteint pas la concentration de 2015, on n'en est pas loin ... Qui eût cru que cela se terminerait si bien quand nous étions quasiment au fond du trou au mois de juin ?
    Aujourd'hui, on peut hasarder un parallèle avec 2006 : Ce dernier est un peu dans l'ombre de 2005 mais c'était un millésime mûr, récolté fin septembre également et qui ne s'est jamais vraiment fermé. Puisse 2016 connaître le même sort !



    Une récolte très contrastée. Manifestement, nous avions affaire à une année dont le potentiel de récolte avant gel était important et les vignes de Vosne Romanée, largement épargnées, nous ont surpris par des quantités supérieures à la moyenne. Nous nous en tirons donc bien par rapport à beaucoup de nos confrères.

    Dans les vignes gelées en revanche, pas de miracle, même si la récolte est là aussi plus importante que prévu. Les rendements décroissent au fur et à mesure que l'on va vers Nuits St Georges. Le Clos Vougeot, avec 50% de bourgeons gelés, finit à 75% d'une école normale ; les Chambolle 1er cru, gelés à 80% font tout de même presqu'un tiers d'une récolte normale mais Marsannay n'atteint pas ce chiffre. A Corton, la récolte est insignifiante à la Vigne au Saint mais belle aux Perrières et au Clos Rognet, situés tous les deux au dessus de la ligne de gel.

    Les appellations sous étiquette "frère et soeurs" ont généralement souffert et les quantités offertes seront généralement très inférieures aux années précédentes. 


  • vins 2015 : dans la cour des très grands

    Abandonnons toute prudence et laissons cours à l'enthousiasme que nous ressentons depuis la naissance de ce millésime : 2015 se présente comme une très grande année, qui nous a ravis dès le début des dégustations sur cuve et qui devrait aussi vous conquérir. Alors que leur élevage se termine, il est difficile de trouver quelque chose à redire à ces vins : ils sont mûrs mais également structurés et soutenus par une bonne acidité ; puissants mais séducteurs ; l'effet millésime n'écrase pas les terroirs, qui sont bien marqués ... Une sorte de synthèse idéale ! De surcroît, leur évolution semble prévisible : les grands crus sont concentrés et il faudra attendre pour qu'ils donnent leur pleine mesure, certains ayant le potentiel de vieillir harmonieusement durant les 50 prochaines années ; les vins d'entrée de gamme, un peu moins solides, et certains premiers crus plus tendres peuvent se boire prochainement pour profiter de leur fruit, de leur gourmandise et d'une texture particulièrement voluptueuse.
    Déroulement de la saison et Vendanges
    Quelques précisions techniques
    Caractère et Dégustation
    Notes de dégustation - Blancs
    Notes de dégustation - Rouges - Bourgogne et Villages
    Notes de dégustation - Rouges - Premiers crus
    Notes de dégustation - Rouges - Grands Crus et assimilés
    Marquée dès le mois d'avril par un gel d'une ampleur inédite, Il faut faire appel aux « vieux » pour trouver semblable phénomène : en 1945 peut-être ... l'année commençait donc de manière dramatique. D'autant que la repousse ne laissa pas apparaître de récolte supplémentaire ; même sur les vignes apparemment indemnes, les raisins semblaient avoir souffert.

    Au cours d'un mois de mai particulièrement arrosé, le mildiou fit des ravages. Certaines vignes semblaient "prendre feu", avec des symptômes apparaissant en 48 heures et touchant cette fois, à la différence des années précédentes, principalement les grapes. Le vigneron fut soumis à une pression maximum et se demanda même au mois de juin s'il allait pouvoir contenir encore longtemps la pression des maladies : l'oïdium lui aussi, commençait à pointer le bout de son nez ... qui sait ce qui nous attendait ?

    Et puis un miracle : la pluie cessa presque totalement, juillet fut très beau, août aussi ... Au début, on prit cela comme un répit salutaire, une pause permettant d'éviter un désastre, reposant hommes et matériels. Mais au fur et à mesure qu'un été chaud et sec s'installait, on se posa des questions d'un autre ordre : comment protéger les raisins de la brûlure, est-ce que les vignes ne se trouvaient pas en situation de blocage par manque d'eau, les vendanges seraient elles aussi tardives qu'on le pensait au début ? Lentement, le moral s'améliorait et on se prenait à espérer un millésime d'un autre type, plus chaud.

    La période sèche ne se débloqua que tardivement, fin août, sans que le temps ne change fondamentalement : les températures restèrent chaudes, le temps calme, les précipitations isolées mais parfois abondantes. On les avait désirées et effectivement, les pluies permirent à la maturation de s'accélérer. Mais les raisins grossirent aussi (30 mm d'eau en quelques jours, cela ne pouvait pas être neutre), cela aurait pu être dangereux si un temps maussade s'était installé durablement. Fort heureusement, il n'en fut rien, le beau temps revint et la récolte put se concentrer de nouveau.

    Finalement, les vendanges commencèrent le 26 septembre, dans des conditions idéales de beau temps. Les vendangeurs ramassèrent des raisins très sains pour la plupart. Il y eut quelques épisodes menaçants mais finalement, pas de précipitations significatives et la récolte fut sereine, si tant est que l'on peut employer ce qualificatif pour une vendange ... En tout cas, quel contraste par rapport au début de l'année ! C'est comme si la nature voulait se faire pardonner ... Malgré tout, la récolte des vignes gelées fut éprouvante : le peu qu'il y avait à ramasser était difficile à trouver dans ce feuillage qui avait repoussé en buisson. Beaucoup d'efforts pour pas grand chose.

    On constate de belles maturités, se traduisant par des vins souvent au dessus de 13,5°.

    Les fermentations malo-lactiques se sont bien passées, tranquillement, et ont permis d'effacer le côté légèrement mordant ressenti après les vinifications. Le millésime n'en est pas devenu mou pour autant et les acidités sont très convenables, les pH tournant fréquemment autour de 3,5, ce qui représente un bel équilibre. 

    La belle surprise, c'est la profondeur acquise par ces vins au cours de leur premier été et deuxième automne ... Au delà d'un charme certain, qui se manifeste par une texture caressante et très douce, on détecte également une belle structure. Beaucoup de cuvées ont une jolie longueur, avec une finale épicée, voire minérale, que l'on ne s'attendait pas à trouver dans un millésime si mûr.
    Même si 2016 n'atteint pas la concentration de 2015, on n'en est pas loin ... Qui eût cru que cela se terminerait si bien quand nous étions quasiment au fond du trou au mois de juin ?
    Aujourd'hui, on peut hasarder un parallèle avec 2006 : Ce dernier est un peu dans l'ombre de 2005 mais c'était un millésime mûr, récolté fin septembre également et qui ne s'est jamais vraiment fermé. Puisse 2016 connaître le même sort !



    Une récolte très contrastée. Manifestement, nous avions affaire à une année dont le potentiel de récolte avant gel était important et les vignes de Vosne Romanée, largement épargnées, nous ont surpris par des quantités supérieures à la moyenne. Nous nous en tirons donc bien par rapport à beaucoup de nos confrères.

    Dans les vignes gelées en revanche, pas de miracle, même si la récolte est là aussi plus importante que prévu. Les rendements décroissent au fur et à mesure que l'on va vers Nuits St Georges. Le Clos Vougeot, avec 50% de bourgeons gelés, finit à 75% d'une école normale ; les Chambolle 1er cru, gelés à 80% font tout de même presqu'un tiers d'une récolte normale mais Marsannay n'atteint pas ce chiffre. A Corton, la récolte est insignifiante à la Vigne au Saint mais belle aux Perrières et au Clos Rognet, situés tous les deux au dessus de la ligne de gel.

    Les appellations sous étiquette "frère et soeurs" ont généralement souffert et les quantités offertes seront généralement très inférieures aux années précédentes. 


    Ce résultat est dû à une saison sans accroc, qui après des mois de juin et juillet caniculaires, a vu un mois d'août bien arrosé : on aurait pu craindre un blocage de maturité mais les vignes ont pu profiter de l'humidité, les raisins ont grossi et la maturation s'est accélérée dans les derniers jours d'août suite à un regain de chaleur. Ce millésime précoce a donc encore accéléré et nous avons choisi de commencer les vendanges le 3 septembre.

    Il est intéressant de s'arrêter sur cette date car aujourd'hui, à notre surprise, les commentateurs sont parfois moins enthousiastes qu'espéré sur le millésime en général. Ils lui reprochent une certaine sur-maturité. Nous avions choisi de vendanger tôt, en deux vagues : les parcelles les plus précoces entre le 3 et le 5 septembre, le reste entre le 8 et le 11. À noter que les chardonnay, en avance par rapport au pinot ont tous été rentrés précocément, avant le 8, certains dès le 31 août, d'autres pendant la pause du 6-7. Le Clos St Philibert a donc été vendangé avant la plupart des rouges, ce qui constitue une première.

    Sur quelques rares parcelles, un début de concentration a été observé pendant la deuxième semaine, signe que pour nos vignes, il était temps de terminer.


    Nous avons ainsi obtenu d'excellents équilibres à la vendange : des degrés naturels élevés, sans chaptalisation évidemment, tournant autour de 13,5° ; des acidités totales élevées également et des pH bas (signe d'une présence dominante d'acide tartrique, celui qui reste dans les vins).

    Cette situation s'est confirmée pendant l'élevage, avec des fermentations malo-lactiques progressives et une évolution très linéaire des vins. Les excellents pH constatés à la vendange ont été confirmés, notamment parce que les jus contenaient très peu de potassium (qui fait précipiter l'acide tartrique), à tel point que l'on se retrouve aujourd'hui avec des niveaux de pH dignes d'une année froide !

    En fin d'élevage, certains vins apparaissent même fermes et assez « droits ». Pas d'inquiétudes sur ce point, c'est un phénomène saisonnier, qui ne présage pas de l'évolution du millésime et d'une hypothétique « fermeture », que nous ne prévoyons pas plus importante que d'habitude. Cela souligne en revanche que ces 2015 ont la structure et la fraîcheur suffisantes pour évoluer bien et longtemps.

    Disons pour conclure sur les commentaires entendus ici ou là, que la presse goûte beaucoup plus d'échantillons que nous et que leur vision est plus générale. Fatalement, cela conduit à une sorte de moyenne et donc à relativiser les déceptions dans les années plus difficiles et les réussites dans les grandes années. Les goûts évoluent aussi, on privilégie la finesse, on se méfie des millésimes trop chauds, on analyse et on décortique beaucoup ... Aux dépens du pur plaisir de la dégustation et ces vins en ont à revendre !

    Car au delà de ces dégustations faites à l'instant « t », notre expérience de vigneron et de professionnel du vin n'est pas à négliger : ce millésime nous a enthousiasmé depuis le début et ne nous a jamais déçu en cours d'élevage, jusqu'à ce jour. 
Pour en donner une idée, on pourrait dire qu'il représente un mélange entre les millésimes 2005 et 2009 : de concentration similaire, voire un peu plus importante, il emprunte au premier sa fraîcheur de fruit, son soyeux en bouche et au second quelques notes aromatiques plus sucrées (vanille, chocolat, réglisse, ...) et une volupté certaine. Un mélange aux proportions variables selon les vins mais où 2005 semble majoritaire. 


    De très bon augure donc pour l'avenir car 2015 devrait avoir la belle capacité de vieillissement de 2005 (sans le côté sévère qui commence à frustrer quelques amateurs) et la séduction de 2009 (qui déjoue les quelques pronostics alarmistes faits à son encontre, les vins étant encore loin de leur apogée).

    Bourgogne blanc
    Un premier nez très mûr, où domine notamment la vanille, cède bientôt la place aux fruits jaunes, à l'abricot et même à une pointe d'agrume. C'est bien ouvert et complexe.
    La bouche procure une bonne surprise en étant plus resserrée qu'attendue. Le vin est compact, gras, avec une finale légèrement acidulée qui le soutient.
    Un vin bien équilibré et assez accessible. À partir de 2018.


    Hautes Côtes de Nuits Clos St Philibert
    Nez vif, presque incisif, de fruits jaunes : pomme, poire, citron, citron vert ... On sent aussi, comme souvent sur ce vin, le caillou et une touche de bois/vanille. L'ensemble, un peu serré au départ, s'ouvre progressivement et devient très avenant.
    La bouche est assez ample au début, avec une bonne sensation de gras mais devient plus fine et incisive à la fin, moment où l'acidité prend le pas.
    Une synthèse entre maturité et acidité, qui fonctionne à fond cette année ! Très prometteur. A partir de 2020.

    Saint-Romain
    Le premier nez est légèrement réduit et laisse apparaître quelques notes boisées. Puis viennent les agrumes, notamment le citron vert, qui donnent une grande impression de fraîcheur.
    La bouche n'est pas aussi acide que le nez pourrait le laisser croire. L'attaque est ample, la suite élégante, plutôt droite et fine jusqu'au bout.
    C'est un vin très prometteur, structuré et fin, qui demande encore à s'intégrer. Il forme un beau couple avec le millésime mais un vieillissement jusqu'en 2020 lui fera du bien.

    Saint-Aubin
    Un nez bien ouvert et gourmand, où dominent des arômes flatteurs : brioche, frangipane, biscuit, fruits jaunes (poire), fruits exotiques (mangue).
    La bouche est plutôt ample , ronde, avec une finale légèrement chaude, avant que l'acidité ne reprenne le dessus. On finit même par une pointe de minéralité.
    Beau vin assez dense, qui doit s'affiner. A partir de 2020.

    Meursault
    Le nez d'emblée est riche, sucré, avec notamment des notes d'abricot et d'angélique. Ce n'est pas lourd mais bien présent et solide.
    En bouche, le vin commence par donner une impression de grande générosité mais continue sur la finesse et termine par une finale serrée sans être acide. On se dit que cela ne peut pas être autre chose qu'un Meursault ...
    Un vin prometteur, avec beaucoup de potentiel, qui demande encore à s'intégrer et qu'il ne faut pas visiter avant 2021.

    Corton Charlemagne
    Un nez mûr et complexe où l'on retrouve la vanille, le miel, le massepain, l'abricot ...
    La bouche, quoique généreuse, fait un peu plus droite et monte en puissance jusqu'à une finale sur l'acidité et la fraîcheur. On sent beaucoup de réserve.
    Un beau vin de synthèse, mûr, avec une certaine opulence mais aussi avec la minéralité que l'on aime sur cette appellation. Attendre 2020.

    Bourgogne
    Un nez complexe, où l'on distingue des notes sucrées, de la cerise confite, une touche de menthol et de végétal.
    En bouche, le vin est fin, très élégant, charmant même ... Il se déploie en cours de dégustation, avec une finale marquée, sans excès.
    On ne peut que constater un bel équilibre et une cohérence, qui promettent beaucoup de plaisir dans quelques années. À partir de 2020.

    Marsannay
    Le nez est élégant et donne déjà une impression de minéralité. Le fruit est là bien sûr, très joli avec ses notes de framboise et de cerise.
    La bouche est caressante, très douce, avec peut-être un peu moins d'acidité que d'habitude. Du coup, le vins paraît souple, accessible et pourrait se boire dès 2018, pour une première impression du millésime.

    Fixin
    Nez très ouvert, on pourrait même dire typique de ce vin, avec cette combinaison si particulière de framboise, bois et arômes légèrement végétaux. On y retrouve également la fraise et la cerise confite. Voilà pour les arômes fruités mais si l'on cherche, on trouvera de la minéralité, des notes fumées et une touche de caramel.
    La bouche est très caressante, fine mais concentrée aussi, droite, on en viendrait presque à trouver la finale serrée sur l'acidité, ce qui est inhabituel pour ce vin.
    L'impression générale est très belle et gourmande et donne un vin très prometteur, qu'il faudra peut-être attendre un peu plus longtemps que d'habitude. A partir de 2019.

    Morey Saint Denis
    Beau nez profond de fruits rouges (fraise, cerise, framboise), complété par des arômes d'alcool (kirsch, rhum) et de nougat.
    Jolie bouche agréable, gourmande mais avec une bonne densité et des tannins légers en finale.
    Le tout est séducteur mais pas superficiel, il y a une structure sous-jacente qui soutient bien le vin. On peut estimer toutefois que le vin est encore un peu serré et qu'attendre jusqu'en 2020 est nécessaire.

    Pommard
    Le nez est immédiatement ouvert et séducteur : des notes fruitées, où la framboise domine, également des notes florales, de fleurs blanches, plus surprenantes dans un vin rouge. C'est tout à fait sympa !
    Cette impression charmante se poursuit en bouche : le vin n'est pas imposant, il est facile, avec une certaine longueur tout de même et une belle chair qui vient adoucir une touche acide qui se montre en finale.
    Évidemment, une architecture assez différente des vins de la côte de Nuits, cette année, le caractère du vin n'a pas été brouillé par des événements climatiques traumatisants ! Beaucoup de charme, sans manque de fond, que l'on pourra approcher à partir de 2018.

    Gevrey-Chambertin
    Le nez est plutôt ouvert et élégant. On y distingue la cerise et pas mal de notes sucrées de type nougat, caramel, frangipane ...
    La bouche est ample mais reste très fine tout au long de la dégustation, avec une finale légèrement acide qui redresse le vin.
    Pas de chaleur, pas de sévérité, une belle intégration ... Un vin intéressant et abordable peut-être dès 2020.

    Chambolle-Musigny
    Une vraie gourmandise au nez, associant les fruits noirs, la vanille et la frangipane. On en mangerait !
    La bouche est charnue en début de dégustation mais finit plus fermement et laisse une impression de vin compact.
    Beaucoup de structure et de concentration pour ce « village », une belle acidité de surcroît, éléments qui donnent un vin qui aura besoin de temps. À partir de 2020.

    Nuits Saint Georges
    Beau nez profond de fruits rouges et noirs : framboise, mûre ... Des notes florales également, conjuguées à des arômes végétaux discrets et agréables. Une très jolie entrée en matière !
    En bouche, la première impression est celle d'un vin plutôt serré et dense mais pas austère, malgré des tanins perceptibles en finale.
    Un vin sur la réserve, qui demandera à s'ouvrir. Ne pas hésiter à le décanter s'il est consommé tôt. Sinon, essayer à partir de 2019.

    Vosne-Romanée
    Un nez éclatant, très axé sur les fruits noirs (cassis) et rouges (framboise, cerise). Une touche de boisé renforce l'ensemble.
    Très jolie bouche caressante, intense, avec une finale acide et vivifiante.
    Véritablement une des stars du millésime, bien aidé par son acidité naturelle et qui ne fait même pas austère, même si un vieillissement sera nécessaire. A partir de 2021.

    Fixin 1er Cru Clos du Chapitre
    Après une note de légère réduction préliminaire, les fruits noirs (cassis, mûre) apparaissent et donnent une impression de profondeur au vin, soulignée par des touches boisées (moka, fumée) et légèrement végétales.
    En bouche, le vin fait encore un peu serré et compact mais également fin, direct, élégant, juteux même en finale, avec une pointe acide qui le dynamise.
    On peut dire qu'aujourd'hui, le vin est encore sur la réserve mais qu'il est extrêmement prometteur. Cela vaut la peine d'attendre jusqu'en 2022 pour qu'il se donne complètement.

    Chambolle-Musigny 1er Cru les Cras
    Une première impression au nez de légère réduction. Puis apparaissent des arômes profonds de réglisse, bois, sucre roux et de fruits noirs, notamment de cassis. On sent de la profondeur, au fur et à mesure que le vins s'ouvre.
    La bouche est large, caressante, plutôt généreuse et sympathique et finit sur la minéralité.
    L'ensemble n'est pas vraiment dur, nous sommes bien à Chambolle, mais demandera un peu de temps pour se fondre et est en tout cas très prometteur.

    Chambolle-Musigny 1er Cru les Feusselottes
    Un nez avenant dès l'ouverture, avec ses arômes de fruits rouges et noirs, soutenus par des notes boisées discrètes mêlant le sucre de cane et le fumé.
    En bouche, le fruit domine également ; la composition du vin oscille entre densité et finesse, avec une jolie finale, pas trop dure.
    Énormément de charme pour ce Feusselotte, encore plus aimable que d'habitude puisqu'il se laisserait déjà presque boire ... À partir de 2019.

    Vosne-Romanée 1er Cru les Chaumes
    C'est un nez plaisant, bien ouvert, qui nous accueille, sous forme de fruits rouges et noirs (cerise, cassis, mûre), de réglisse et de notes boisées (caramel et cannelle).
    La bouche est assez droite, va en s'élargissant et finit sur l'acidité. Le vin montre de la droiture, de la précision, sans être dur.
    On imagine qu'il ne demande qu'à s'affiner ... Mais cela demandera du temps. A partir de 2024.

    Nuits St Georges 1er Cru aux Argillas
    Le nez est profond et fait ressortir les fruits noirs (cassis, mûre), quelques notes végétales et boisées (cannelle).
    La bouche est sur la même ligne, ample et caressante. L'acidité est présente dès le départ mais le vin n'est pas serré : il est soutenu par cette acidité et fait généreux, presque massif.
    C'est pour cela qu'un vieillissement, pour obtenir plus de subtilité, est nécessaire. Ce vin très beau et prometteur mérite d'être oublié jusqu'en 2022 au minimum.

    Nuits St Georges 1er Cru les Perrières
    On se perd rapidement dans un dédale d'arômes très différents : tout d'abord une très légère réduction et puis les fruits rouges apparaissent, puis des notes florales et aussi des fruits noirs. Le tout est complexe et envoûtant.
    En bouche, le vin est un peu resserré au premier abord mais pas dur. Tout au long de la dégustation, il développe du gras et de la structure et la finale est longue.
    Ce Nuits Perrières est un peu plus corsé que d'habitude mais tout aussi complexe et fait partie des grandes réussites du millésime ! À partir de 2020.

    Nuits St Georges 1er Cru aux Murgers
    Difficile de dire exactement pourquoi le nez fait immédiatement penser à Nuits St Georges : des arômes profonds de fruits noirs, renforcés par des notes de réglisse et de cannelle et une touche d'arômes végétaux.
    En bouche, le vin est riche et il pourrait être lourd, si la fraîcheur ne prenait rapidement le relais en milieu de dégustation. La finale est droite et fine, presque serrée.
    De la patience sera nécessaire avant de déguster ce vin au très grand potentiel. C'est une des stars de l'année mais il faudrait attendre 2022.

    Nuits St Georges 1er Cru aux Boudots
    Beaucoup d'exubérance au nez avec des arômes assez présents de vanille, rhum, caramel. Le fruit, principalement la cerise rouge et noire, émerge progressivement.
    La bouche paraît également un peu en retrait au départ mais se livre peu à peu. Le vin est serré, presque restreint mais se développe en tapissant le palais et finit sur des tannins présents.
    Certainement un énorme potentiel mais réservé et peu loquace actuellement. Il va lui falloir du temps. On peut essayer à partir de 2023.

    Clos de Vougeot
    Arômes profonds de cerise et framboise, avec des notes de cassis également. Un peu de caramel et des notes florales et de zeste d'orange. Manifestement, les raisins étaient bien mûrs, sans que l'on décèle de sur-maturité.
    La bouche est généreuse de prime abord mais on sent tout de suite une certaine rectitude et pas mal de droiture, de retenue et de longueur.
    L'équilibre est magnifique, un peu sur la réserve actuellement. Le vin ne manque pas de puissance par ailleurs et il vaudra mieux attendre 2022 avant de commencer à l'approcher.

    Corton la Vigne au Saint
    Un nez plutôt sur les fruits rouges, framboise et groseille, et l'on décèle également des arômes de fumé et des notes sucrées de rhum.
    Le vin est généreux en début de bouche, assez gras mais plutôt serré, avec une pointe d'acidité qui le redresse en finale.
    Cette vigne nous avait habitué à un côté charmeur et dilettante, force est de constater cette année un caractère « Corton » plus marqué, qui se traduit par une certaine rigueur. Pas avant 2022.

    Corton Perrières
    Au nez, de la cerise fraîche, confite, des touches de violette et même de fruits jaunes.
    En bouche, le vin fait juteux, plein de sève, pas forcément très large mais avec beaucoup de mâche, une finale longue et minérale et une très belle fraîcheur tannique.
    Ce vin sera très séduisant dans quelques années. Il est encore un peu strict aujourd'hui mais on ne peut pas parler de sévérité, juste de réserve car il s'élargit en cours de dégustation. A partir de 2022.

    Corton Clos Rognet
    C'est la maturité qui est d'abord évidente et qui s'exprime par des notes de caramel et de réglisse. Puis on sent les fruits, rouges et noirs, assez fins et discrets au début, puis allant en s'élargissant. Il lui faut un peu d'air pour prendre ses aises.
    La bouche est dense et large, un peu compacte et sur la réserve mais restant cohérente jusqu'à la fin, avec une belle finale, serrée sans excès, et une jolie longueur.
    Très prometteur, complexe et fin ; évidemment encore sur la réserve mais on sent qu'il ne demande qu'à s'étendre. À partir de 2022.

    Échezeaux les Rouges du Bas
    Nez profond de cerise et de cassis. Côté séduction, on note des touches de biscuit et d'amandes. Le tout donne une impression de densité.
    La bouche est bien large et caressante dès le début. On s'attend presque à un vin compact, massif, voire dur mais le milieu de bouche est fin et la finale sur la fraîcheur.
    Il fait grosse impression et paraît plus intégré que d'habitude. Le potentiel de vieillissement est très impressionnant. Pour saisir toute la complexité de ce vin, il faudra attendre 2025 au moins.

    Vosne-Romanée 1er Cru aux Brulées
    Un nez un peu discret, sur les fruits noirs (cerise, cassis), quelques notes végétales, fumées, minérales et iodées. S'ouvre progressivement.
    En bouche, il se montre très large, imposant, presque massif même ... Sauf à la fin où il finit minéral.
    Un vin qui s'épand en prenant son temps et qui semble tailler pour l'éternité ! À partir de 2025.

    Vosne-Romanée 1er Cru au Cros Parantoux
    Au nez, des fruits noirs, quelques notes végétales, on distingue également, de manière surprenante, des fruits jaunes.
    La bouche est super ample, caressante, soyeuse et montre une très belle concentration. Difficile à décrire en fait car très complète, avenante, déjà très intégrée et procurant une incroyable émotion.
    Beaucoup d'exubérance et d'intégration, taillé pour la route ! Peut-être notre meilleur Cros depuis ... ? À préserver jusqu'à 2025

    Richebourg
    Un nez très complexe, où l'on retrouve les traditionnels fruits rouges (framboise), le boisé subtil (massepain, anis) et même une touche de fleur d'oranger.
    En bouche, il fait un peu moins dense que le Cros mais plus sur la réserve, avec un énorme potentiel de finesse et de complexité.
    Très long mais dans la discrétion aristocratique.
    Une finesse incroyable, qui ne demande qu'à s'épanouir. À partir de 2024.

  • destination oregon

    DESTINATION OREGON : Nicolas-Jay, the Oregon venture initiated by Jean-Nicolas Méo and his friend Jay Boberg (and supported by the domaine) is now entering a decisive phase with the release of its first wine on April 2nd. Check out the new website at nicolasjay.com
    en savoir plus

    Nicolas-Jay, l'aventure américaine initiée par Jean-Nicolas Méo et son ami Jay Boberg (et soutenue par le domaine) entre dans une phase décisive avec le lancement de son premier vin le 2 avril 2016.


    Nous vous engageons à visiter le site    http://www.nicolas-jay.com


    La saison 2014 en Oregon fut plutôt facile, même si cela cachait évidemment quelques pièges : un temps ensoleillé et chaud, des raisins tout à fait sains, une bonne récolte, une vendange sans accrocs (Bon, c'était une première vendange, ce n'est jamais aussi facile que cela).

    Les vins obtenus furent doux et avenants et dès lors, le défi fut de forger une cuvée possédant finesse, subtilité et structure discrète.

    Désormais mis en bouteilles depuis mi-décembre, nous sommes très fiers de présenter ce vin d'Oregon typique, avec ses arômes de mûres et de confiture de framboise. En bouche, une texture riche et généreuse vous accueille et vous accompagne, pour se terminer par une touche de tannins jeunes, qui aide à maintenir tension et structure jusqu'à la fin.